Le Québec n’a pas adhéré au Canada de 1867 dans «l’honneur et l’enthousiasme». Les Rouges – les Libéraux de l’époque – étaient farouchement opposés à l’Acte de l’Amérique du Nord britannique. Honoré Mercier et Wilfrid Laurier, jeunes libéraux de l’époque, tous deux promis à un très bel avenir, étaient également contre. Pourquoi? Parce le nouveau régime était trop centralisateur; parce que l’État fédéral avait le pouvoir de désavouer les lois québécoises; parce qu’un texte aussi important aurait dû être soumis au peuple lors d’élections générales. L’adoption finale de cette loi est également entourée d’un épais brouillard. Tout indique que le patronage, que la corruption, que l’influence indue du clergé, auraient favorisé les Conservateurs, partisans de l’AANB. Tout indique aussi que d’autres Canadiens anglais, du Nouveau Brunswick, mais aussi de la Nouvelle-Écosse et d’ailleurs eurent de profondes réserves par rapport à ce projet défendu par les partisans décomplexés du régime monarchique et une grande bourgeoisie d’affaires qui souhaitaient financer une ligne de chemin de fer Québec-Halifax.

Reconnaissance des nations amérindiennes par le gouvernement de René Lévesque

20 mars 1985 Avant de quitter la scène politique, le premier ministre René Lévesque propose à l’Assemblée nationale une motion qui reconnaît formellement l’existence des dix nations amérindiennes. Ce geste d’ouverture et d’amitié va bien au-delà d’une entente de gré à gré qui vise l’exploitation de territoires traditionnels de chasse ou de pêche (ex. Convention […]

Lire la suite…

Les libéraux du Québec s’opposent à la Confédération

L’historien Jocelyn Saint-Pierre nous fait part de révélations fracassantes… : le Parti libéral a déjà été conscient des limites du régime canadien. En 1865, le Canada était formé de l’Ontario et du Québec, qui se nommaient alors Canada-Ouest et Canada-Est. Les libéraux du Québec s’appelaient « les Rouges » et firent la lutte à la […]

Lire la suite…