La Conférence de Londres

4 décembre 1866 – La Conférence de Londres

La Conférence de Londres est la dernière d’une série de trois rencontres ayant eu pour but d’élaborer l’Acte de l’Amérique du Nord britannique. La première eut lieu à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, en septembre 1864.

Au départ, les provinces maritimes comptaient y discuter entre elles d’un projet d’union, mais elles sont rejointes par des délégués de la Province du Canada qui proposent une union plus large de toutes les colonies britanniques tout en promettant de relier les Maritimes au centre du continent par chemin de fer. La conférence suivante eut lieu à Québec, en octobre suivant. C’est notamment là que les représentants du Québec obtiennent de haute-lutte qu’on accorde des pouvoirs à des gouvernements provinciaux et non pas seulement au fédéral.

Finalement, en décembre 1866, seize délégués de la Province du Canada, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick se réunissent à Londres pour rédiger un projet de loi. John A. Macdonald, qui préside la rencontre, presse alors les délégués de travailler rapidement, car il craint l’élection d’un gouvernement anti confédérationniste en Nouvelle-Écosse. La Grande-Bretagne elle-même pourrait se retrouver avec un gouvernement hostile au projet. Le 4 décembre 1866, 69 résolutions sont finalement adoptées.

Il est caractéristique que l’Acte de l’Amérique du Nord britannique ait été scellé dans la capitale de l’Empire. Il s’agit alors d’une loi purement britannique, qui concerne l’administration des colonies canadiennes et sans que la population concernée n’ait été consultée.

Pour en savoir plus :

P. B. Waite, « Conférence de Londres », L’Encyclopédie canadienne, en ligne.

Bibliothèque et Archives Canada, « Vers la Confédération, La Conférence de Londres »,www.collectioncanada.gc.ca, en ligne.