Le «rêve canadien» des Canadiens français et des Québécois fut longtemps biculturel. Dès la fin du 19e siècle, Henri Bourassa défendit avec âpreté l’idéal d’un Canada binational, lequel permettrait aux francophones de se sentir chez eux, d’un océan à l’autre. Très tôt les catholiques canadiens-français de provinces comme le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et l’Ontario virent leurs droits reculer quand ils n'étaient pas carrément bafoués par une majorité anglophone hostile à leur «différence». En 1905, les lois qui fondaient l’Alberta et la Saskatchewan excluaient, en pratique, toute reconnaissance du français. L’adoption de la Loi sur les langues officielles par l’État fédéral, en 1969, ne semble guère avoir stoppé l’hémorragie. Les rapports du Commissaire aux langues officielles montrent chaque année les reculs du français dans l’administration fédérale et les provinces canadiennes anglaises, et ce, malgré les efforts héroïques des communautés francophones et acadiennes à travers leurs organisations représentatives.

Des citoyens de Brockville en Ontario piétinent le fleurdelisé

En 1989, le gouvernement québécois de Robert Bourassa défie un jugement de la Cour suprême du Canada qui enjoignait à l’Assemblée nationale du Québec d’autoriser la présence d’autres langues que le français dans l’affichage à l’extérieur des commerces. Il le fait en recourant à une disposition dérogatoire dans la loi 178 adoptée en décembre 1988 […]

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Pas de papisme dans nos écoles!

  Avec les Autochtones, les francophones hors Québec sont ceux qui paient le plus lourd tribut à la suite de l’adoption de la Loi constitutionnelle de 1867. C’est encore pis quand on tient compte de l’hostilité qui règne, à l’époque, envers ceux de confession catholique. Le 5 mai 1871, le Parlement néo-brunswickois fait adopter la […]

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Adoption de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique

Le 29 mars 1867, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (AANB) reçoit la sanction royale à Londres. Il entrera en vigueur par proclamation le 1er juillet suivant. Le 7 mars précédent, veille de son adoption par les députés britanniques, Wilfrid Laurier lança ce cri du cœur dans les pages de son journal Le Défricheur: « […]

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Le Thornton Act interdit l’enseignement du français au Manitoba

  Bien que le français ait cessé d’être une langue officielle de la législature et des tribunaux du Manitoba en 1890, l’enseignement du français et de la religion catholique continue d’être toléré au Manitoba. Le premier ministre Thomas Greenway tente toujours d’abolir le réseau scolaire bilingue, si bien que les franco-catholiques font pression sur le […]

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Le français proscrit en Saskatchewan

En 1905, les lois adoptées par le gouvernement fédéral pour créer la Saskatchewan et l’Alberta reconduisent une partie de la protection dont jouissaient les francophones sous la loi des Territoires du Nord-Ouest. Dès lors, le gouvernement provincial de la Saskatchewan ne cesse de réduire le statut du français et notamment la possibilité de recevoir un […]

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Le français interdit au Manitoba

Durant les années qui suivent la pendaison de Louis Riel, en novembre 1885, les tensions linguistiques sont à leur comble dans un Canada divisé entre catholiques et protestants, entre francophones et anglophones, et aussi entre le Québec et l’Ontario. Au Canada anglais, un fort mouvement d’opposition au fait français s’organise. Parmi les figures de proue […]

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