La survie d’une société distincte au sein du Canada a été une lutte constante. C’est à force de résilience et de ténacité que le Québec a pu s’affirmer dans la fédération canadienne. Dès la fin du 19e siècle, le Québec s’est opposé aux tendances centralisatrices d’Ottawa, à l’impérialisme britannique de Canadiens anglais qui souhaitaient aller se battre aux quatre coins de l’Empire ou durant les deux Guerres mondiales, et à l’extinction des droits des francophones dans les autres provinces. Malgré ces reculs, ces combats perdus, le Québec a néanmoins pris des initiatives originales qui ont testé au maximum les limites législatives et financières étroites imposées par la constitution canadienne: l’encadrement du mouvement coopératif, la nationalisation de l’électricité, la mise en place du régime public de pensions et de la Caisse de dépôt et placement, la représentation du Québec à l’étranger, le partage des responsabilités en matière d’immigration, l’adoption du français comme langue commune de tous les Québécois. Bien qu’il ait pu se retirer de certains programmes sociaux du fédéral tout en conservant sa part du financement, le Québec n’a jamais pu changer les règles de base du régime fédéral canadien: un partage des pouvoirs législatifs à l’avantage d’Ottawa et un partage des ressources fiscales qui accorde à ce dernier un pouvoir infini de dépenser dans les domaines de compétence des provinces.

Le Québec se retire de 29 programmes conjoints fédéraux-provinciaux

Le 20 avril 1964, le Québec se retire de 29 programmes conjoints fédéraux-provinciaux Après la Deuxième Guerre mondiale, sous les premiers ministres King et Saint-Laurent, le gouvernement fédéral voulait centraliser les impôts directs et les programmes sociaux entre ses mains. La résistance du Québec sauva la mise. Ottawa changea alors de stratégie : utilisant son […]

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La doctrine Gérin-Lajoie

Ce qui est de compétence québécoise chez nous est de compétence québécoise partout Le 12 avril 1965, le Québec réclame le droit de se représenter directement auprès des États souverains dans les domaines de sa compétence. « Il n’est plus admissible […] que l’État fédéral puisse exercer une sorte de surveillance et de contrôle d’opportunité […]

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La Cour suprême autorise la destruction des données québécoises du registre fédéral des armes à feu

Le 27 mars 2015, cinq des neuf juges de la Cour suprême confirment le pouvoir constitutionnel du gouvernement fédéral de détruire les données québécoises du registre fédéral des armes d’épaule, amassées à grand coût par les autorités fédérales entre 1995 et 2012. Les quatre juges dissidents, dont les trois juges du Québec, ont argué au […]

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Adoption de la devise du Québec

Une devise nationale : « Je me souviens » ! Le 9 février 1939, le gouvernement québécois adopte les armoiries du Québec Depuis 1978, la devise « Je me souviens » est inscrite sur les plaques d’immatriculation. Cette formule est devenue officiellement la devise nationale du Québec lors de l’adoption des armoiries, le 9 février 1939. À l’origine de cette […]

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Le drapeau du Québec : symbole de fierté

Avec humour, Rod Le Stod et Marie Imalta PierreLys abordent le jour du drapeau. C’est, à l’unanimité, le 21 janvier 1948, que le Québec s’est doté d’un drapeau en remplacement de l’Union Jack. Le Canada l’a imité plus tard, dans les années 1960. […]

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Commission Tremblay

Rod : Sais-tu qu’on peut mettre le doigt sur le moment ou le Canada français est mort et où le Québec moderne est né ? Marie : Non ! Rod : C’est en 1953. Le Canada mène depuis les années 40 une politique centralisatrice très forte et souhaite s’ingérer (encore) dans divers champs de compétence […]

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