Les chefs de file d’une nouvelle génération anti-impérialiste fondent la Ligue nationaliste

Au tournant du xxe siècle, les combats contre l’impérialisme britannique
et les luttes pour la protection du français d’Henri Bourassa, fougueux
député fédéral de Labelle et petit-fils du célèbre Louis-Joseph
Papineau, inspirent une nouvelle génération. Ces jeunes nationalistes
s’appellent Olivar Asselin, Armand Lavergne et Omer Héroux. Ils ne
manquent ni d’énergie ni de talent !

En rupture avec le Parti libéral de Wilfrid Laurier qui a consenti à ce
que le Canada participe à la guerre des Boers en Afrique du Sud (1899-
1902), Bourassa est un homme indépendant, mais il ne restera pas seul.
Pour soutenir les efforts de Bourassa et fédérer les nationalistes qui, audelà
des clivages partisans, partagent ses positions anti-impérialistes, ces
jeunes créent un vaste mouvement de mobilisation et d’éducation politique
: la Ligue nationaliste. En plus de fonder un journal, la Ligue organise
de grandes assemblées aux quatre coins du Québec et du Canada
français.

Ses trois principes, tels que formulés par Henri Bourassa lui-même,
sont les suivants :
1. Pour le Canada, le plus d’autonomie possible vis-à-vis de l’Angleterre
dans les domaines économique, politique et militaire.
2. Pour les provinces canadiennes, le plus d’autonomie possible visà-
vis du gouvernement fédéral.
3. Adoption par les gouvernements fédéral et provinciaux d’une politique
de développement économique et intellectuel essentiellement
canadienne.

Pour en savoir plus :
PELLETIER-BAILLARGEON, Hélène, Olivar Asselin et son temps, Saint-Laurent,
Fides, 1996, 3 tomes.

 

Le Bilan du siècle de l’Université de Sherbrooke : http://www.bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/collaborations/8081.html