Les chefs de file d’une nouvelle génération anti-impérialiste fondent la Ligue nationaliste

1er mars 1903

Au tournant du 20e siècle, les combats d’Henri Bourassa, fougueux député fédéral de Labelle, petit-fils du grand Louis-Joseph Papineau, contre l’impérialisme britannique inspire une nouvelle génération. Ces jeunes nationalistes s’appellent Olivar Asselin, Armand Lavergne et Omer Héroux. Ils ne manquent ni d’énergie ni de talent !

En rupture avec le Parti libéral de Wilfrid Laurier qui a consenti à ce que le Canada participe à la guerre des Boers en Afrique du Sud (1899-1902), Bourassa est un homme seul et indépendant. Pour soutenir ses efforts et fédérer les nationalistes qui, au-delà des clivages partisans, partagent ses positions anti-impérialistes, ces jeunes souhaitent fonder un grand mouvement de mobilisation et d’éducation politique. En plus de fonder un journal, la Ligue organisera de grandes assemblées aux quatre coins du Québec et du Canada français.

Les trois grands principes de la Ligue, tels que formulés par Henri Bourassa lui-même : « 1. Pour le Canada, le plus d’autonomie possible vis-à-vis de l’Angleterre dans les domaines économique, politique et militaire. 2. Pour les provinces canadiennes, le plus d’autonomie possible vis-à-vis du gouvernement fédéral. 3. Adoption par les gouvernements fédéral et provinciaux d’une politique de développement économique et intellectuel essentiellement canadienne ».

Pour en savoir plus, voir le Bilan du siècle de l’Université de Sherbrooke : http://www.bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/collaborations/8081.html