Malgré les réticences du début, la grande majorité des Québécois s’est engagée de bonne foi dans le nouveau régime. Rapidement, ils allaient se rendre compte que leur «rêve canadien» ne correspondait pas à celui des élites du Canada anglais, sur des enjeux aussi importants que le développement de l’ouest (pendaison de Louis Riel), la participation à des guerres impérialistes (Guerre des Boers et Première guerre mondiale), la conscription (1917 et 1942) et les droits et libertés, suspendues d’un trait de plume durant la nuit du 15 au 16 octobre 1970. Durant la nuit du 4 au 5 novembre 1981, le Canada anglais a aussi imposé sa propre vision du Canada au Québec. Depuis l’adoption de la Loi constitutionnelle de 1982, les gouvernements québécois qui se sont succédé, qu’ils soient d’allégeance souverainiste ou fédéraliste, n’ont toujours pas cautionné ce coup de force constitutionnel. À quelques reprises, le Canada anglais a imposé sa loi du nombre et forcé le Québec à entrer dans le rang. Ces coups de force ont profondément marqué la conscience historique des Québécois.

225 familles expropriées pour aménager un parc fédéral en Gaspésie

Durant les années 1960, Ottawa souhaite étendre son réseau de parcs au Québec. Le gouvernement fédéral presse donc Québec de lui céder des terrains et d’exproprier toute la presqu’île de Forillon, en Gaspésie. Le rapport du Bureau d’aménagement de l’Est du Québec (BAEQ) recommande l’expropriation de « quelques petites franges côtières et quelques couloirs de […]

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Dépôt du rapport Rowell-Sirois

Le 16 mai 1940, la Commission royale d’enquête sur les relations fédérales-provinciales, mise sur pied en 1937 par le premier ministre Mackenzie King, au milieu de la Grande Dépression, pour trouver des solutions au déséquilibre financier, dépose son rapport. On y propose un vaste plan de centralisation des impôts et des pouvoirs sociaux entre les […]

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Le pacte de l’auto

16 janvier 1965 – Le Canada signe le Pacte de l’automobile avec les États-Unis, assurant ainsi la suprématie ontarienne en ce domaine. En vertu du Pacte de l’automobile, les constructeurs américains s’engageaient à produire en sol canadien autant de voitures qu’ils y en vendent. En échange, le Canada s’alignait entièrement sur les normes industrielles américaines […]

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