Le Canada se présente aujourd’hui comme un «idéal moral», c’est-à-dire comme le pays par excellence de l’ouverture, de la tolérance et de la diversité. Le plus souvent, le mouvement souverainiste sert de repoussoir aux trudeauistes qui voient le Canada comme un modèle, un exemple, une sorte d’avant-garde. Or le Québec, s’il a toujours été attaché à son passé, à ses racines, s’il est réfractaire à la doxa du multiculturalisme qui isole les communautés culturelles, s’est souvent montré très ouvert aux minorités qui cherchaient un havre de paix et une terre de prospérité, ainsi qu’aux peuples autochtones, reconnus par le gouvernement de René Lévesque en 1985. Les Québécois n’ont pas de leçons à recevoir d’un Canada anglais qui a adopté la Loi sur les Indiens, stoppé l’entrée des Chinois une fois le chemin de fer terminé à la fin du 19e siècle, refoulé des Juifs aux frontières durant les années 1930, enfermé des Japonais et des Italiens durant la Seconde Guerre mondiale...

Le Canada impose une taxe d’entrée aux immigrants chinois

Au début des années 1880, le projet de construction de la ligne de chemin de fer du Canadien Pacifique attire une main-d’oeuvre nombreuse et peu qualifiée. Beaucoup d’hommes de partout en Amérique font le voyage vers l’Ouest, mais près de 15 000 Chinois en quête d’une vie meilleure bravent également les flots de l’océan Pacifique. […]

Lire la suite…

Loi fédérale sur les jeunes contrevenants: Québec réhabilite, Ottawa réprime

  En matière de criminalité juvénile, les Québécois ont choisi de miser sur la réhabilitation et la concertation. Ce modèle a été établi en 1977 par la Loi sur la protection de la jeunesse et les centres jeunesse du Québec, qui encouragent les contrevenants à terminer leurs études dans un environnement contrôlé et sécuritaire afin […]

Lire la suite…